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Le Pays Bigouden





"Nous autres, Bigoudens, nous avons la réputation de ne pas être comme tout le monde. Cela doit être vrai puisque tout le monde le dit. - nous les premiers..."

                                                                        Per Jakez Hélias  " Les autres et les miens".
 

Sa situation géographique :

    Situé à la pointe sud-ouest du Finistère, le Pays Bigouden est délimité au nord par Pors-Poulhan, passe par Plozevet, Landudec, Plogastel-Saint-Germain. Il atteint les faubourgs de Pluguffan, Quimper, Plomelin, la rive droite de l'Odet (en face de Gouesnach). Il longe ensuite la plus belle rivière de France jusqu'à Sainte-Marine. La capitale du Pays Bigouden est Pont-l'Abbé.
    A Pors-Poulhan, "la Bigoudène" est une statue érigée par René Quillivic qui n'était pas bigouden mais de Plouhinec. Elle délimite la frontière nord avec le pays capiste.
 

Les légendes :

    Le Roi Marc'h (qui porta des oreilles de cheval pour avoir osé poursuivre Dahu (la fille du Roi Gradlon)) mourut ici le soir des noces de sa fille. De son royaume de Poulmarc'h naquit Penmarc'h (tête de cheval en breton). Tristan vient ici y mourir accompagné de la blonde Irlandaise Yseult.
 

La Révolte des Bonnets Rouges, les broderies ::

    En 1675, une révolte éclata contre les impôts décidés par Colbert. Cette révolte fut très durement réprimée par M. de Chaulnes gouverneur de Bretagne. Pour frapper les fameux Bonnets Rouges, il décida de toucher la religion en ordonnant de décapiter six clochers (ceux de Lambour, Languivoa, Lanvern, Tréguennec, Saint-Honoré et Combrit). Pendant cette révolte, d'une part les hommes se dressaient contre Louis XIV, d'autre part, les Bigoudènes brûlèrent les titres de propriété de Pont l'Abbé.
    Les broderies bigoudènes sont très connues. Les costumes bigoudens sont brodés par les hommes. Les broderies de soie couvrent les gilets des femmes et les plastrons des hommes. Les motifs étaient nombreux mais parmi les plus utilisés, on trouvait la plume de paon (symbole de l'orgueil), la corne de bélier (synonyme de courage), le poisson et la chaîne de vie. Ils étaient cousus sans dé ni patron, avec des fils rouges, jaunes ou encore verts dans l'épaisseur du drap. Seuls les hommes brodaient. Cette corporation a disparu en 1960.
    Au début du siècle, les cours du poisson sont si bas que les femmes apprirent le point d'Irlande. Les dentelles bigoudènes sont très connues et sont présentes dans de nombreuses maisons en France.
 

La Bigoudénie :

    Elle est désormais le dernier bastion d'une Bretagne disparue. Aujourd'hui qui pense Bretagne (au cinéma, dans la publicité,...) pense toujours au Pays Bigouden, à sa coiffe haute de 35 cm. Ne manquez pas de lire Le Cheval d'Orgueil (1975), fruit d'un travail de quinze années, de Per Jakez Hélias qui avançait "Je n'ai fait que parler des miens".

    Le pâté Hénaff (le pâté du mataf qui rend paf !) est le plus célèbre de France. Cette maison a été fondée en 1907.
 

La coiffe du Pays Bigouden :

    Jusqu'à la fin du XIXè siècle, elle est posée sur un Koef-bleo (bonnet de cheveux) et agrémentée d'un petit pignon, le beg (pointe), d'où le nom "bigouden". Cette coiffe s'est mis à grandir dans la première moitié du XXè siècle, jusqu'à atteindre 35 cm après la seconde guerre mondiale. Jakez Cornou dans "Origine et Histoire des Bigoudens" explique cette croissance : "les femmes de la côte accusent leurs consoeurs de Plonéour et de l'intérieur d'avoir lancé la mode. Ces dernières au contraire  proclamant que ce sont les filles de la mer qui, pour montrer leur supériorité, ont commencé ainsi à se distinguer..." Actuellement, malheureusement seules subsistent environ 300 femmes à la porter contre 3500 en 1977. Ma grande tante est la plus jeune bigoudène portant cette coiffe (elle est née en 1926).
 

Le sport national bigouden : c'est la galoche.

    Ce sport se joue généralement en équipe. Avec 3 palets métalliques, une galoche (quille sur laquelle l'on met les pièces de monnaie), et un terrain dur sur lequel est tracé une croix celtique. Venez voir le reste...
 

Les abris du marin :

    Fondés par Jacques de Thézac originaire d'Orléans, servaient à l'hébergement des matelots et l'alcool y était interdit. Le premier abri du marin fondé le fut au Guilvinec en 1900.
 

                                                                                                                                       

                     

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